Dans mon travail, je pars de l’idée fondamentale que l’enfant est une personne à part entière, avec des besoins et émotions qui lui sont propres et légitimes. Pour cela, je tiens plusieurs point en ligne de mire :

L’accueil des émotions

« L’émotion est le mouvement de la vie en soi » 
I. Filliozat 

L’émotion est naturelle et un moyen de communication évident pour l’enfant (comme pour tous). Son immaturité affective et sa spontanéité laissent souvent les émotions sortir de manière imprévisible ou inattendue. Mais aussi forte et expressive qu’elles puissent se manifester, je considère essentiel d’accueillir, accompagner et comprendre au mieux l’émotion. Pour cela je passe par le dialogue, l’écoute, et mets autant que possible en place, un cadre sécurisant et bienveillant.

L'approche empathique

« Être bienveillant, c’est porter sur autrui un regard aimant, compréhensif, sans jugement, en souhaitant qu’il se sente bien et en y veillant »  C. Gueguen

Crise, conflit, colère, provocation, hurlement, fixation… Chacun de ces comportements extrêmes sont souvent en fait, pas plus qu’une expression de l’enfant. Le symptôme d’un besoin incompris. Dans mon travail, j’aime donc aborder ces cas présents, dans une posture empathique et rassurante, afin que l’enfant puisse exprimer son besoin et/ou son mécontentement. Dans cette position, je chemine avec l’enfant, dans un dialogue, vers une solution respectueuse des impératifs de chacun, adulte et enfant. Ainsi, le conflit se résout plus sereinement, et la journée reste légère et joyeuse pour tous.

La non-violence

« L’amour n’est pas un carburant, c’est une récompense » – I. Filliozat 

Dans le mot « violence », j’aime y entendre les actions les plus flagrantes : séquestration, viol, non-nutrition ; et les plus banalisées : claques, gifles, mais aussi fessées, jugements, dévalorisations, humiliations, menaces, cris, chantages… qui s’inscrivent peu à peu dans l’identité de l’enfant et le blessent dans son être le plus profond. Pour autant, cela n’implique pas une absence de limite ou de cadre. Au contraire, la main adulte est là pour guider l’enfant dans les délimitations posées avec attention et compréhension.

L'environnement

« Tu t’es trompé. C’est fantastique ! Qu’apprends-tu de cette erreur? »
J. Nelson

Le cadre environnemental est le pilier du développement de l’enfant. C’est lui qui définit sa construction cérébrale par les stimuli qui lui sont proposés (langage, jeu, toucher, culture…). Il est donc important que ce cadre soit des plus optimum, disposant d’activités adaptées et de présence douce et sécurisante. J’adhère également à la théorie de l’attachement. Ici l’enfant cherche sécurité et compréhension au contact de ses figures d’attachement qui essaient de représenter soin, compréhension et protection.

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